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2010, à la façon d'un conte d'Andersen

le 25 Janvier 2010 à 16:52
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Il était une fois un Premier Ministre, peu connu mais respecté de son peuple pour ses talents pacificateurs, que les 26 autres grands seigneurs d'Europe décidèrent de choisir comme Président de leur Conseil. Partout, la nouvelle fut accueillie avec un grand soulagement, car l'homme avait l'air modeste et sérieux. Bref, son allure inspirait confiance à tous.


Or, l'Europe entrait dans cette période de l'année du 6 décembre au 6 janvier, où Saint-Nicolas, le Père Noël et les Rois Mages s'activent à la distribution de cadeaux de Luleॠà Séville et de Cork à Nicosie. Pour Herman Van Rompuy, soucieux de se mettre au travail immédiatement, c'était une occasion rêvée d'observer ce qui n'allait pas bien.


Alors qu'à Copenhague les discussions n'aboutissaient pas, il fallait sans attendre adopter une mobilité douce. Pas question d'utiliser un 4 X 4, ni de faire venir des rennes ou des dromadaires par avion pour tirer le traineau ou porter les paquets, il fallait trouver des chevaux ou des boeufs de source locale. Il se rendit dans plusieurs fermes des Ardennes et des Flandres mais cela faisait bien longtemps que les agriculteurs ne produisaient plus que des tomates en serre. Il désespérait d'en trouver, quand ses conseillers le rassurèrent : l'année 2010 célèbrerait la biodiversité.


Il fut heureux de constater que Saint Nicolas était passé dans les Balkans occidentaux, distribuant bons points et encouragements. Ceux qui avaient montré leur bonne volonté pouvaient maintenant entrer dans l'Empire sans visa, mais les autres, qui n'avaient pas été récompensés, faisaient triste figure.


Lors de ses tournées, il constata à quel point les cheminées étaient encrassées et l'énergie gaspillée. Assurément, il fallait changer les comportements et instaurer une taxe carbone européenne. Ce serait sûrement difficile, mais c'était la seule façon de donner une longueur d'avance à l'Europe.


Il se rendit compte aussi que de nombreux immeubles ne fumaient pas malgré le froid et que les portes restaient closes, parce que de nombreuses entreprises avaient définitivement fermé. Il croisa aussi beaucoup de chômeurs et des sans-abri, mais ses conseillers lui expliquèrent qu'il n'y avait pas de souci à se faire car l'année 2010 était aussi celle de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.


Triste et fatigué, Herman fit une pause et se dit que tous ces malheurs avait une cause profonde : il y a dix ans, une immense charte portant le nom de Stratégie de Lisbonne avait été placardée sur la Grande Porte du Palais et tous les seigneurs avaient alors juré de la respecter, mais il était évident Aujourd'hui que personne ne l'appliquait. Il décida donc de convoquer d'urgence, avant Mardi gras, un grand sommet sur la relance de l'économie.


Ce conte n'a pas (encore) de morale "¦ Rendez-vous en 2020 !
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