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Yves Bertoncini

Yves Bertoncini

Yves Bertoncini est Directeur de Notre Europe-Institut Jacques Delors depuis avril 2011. Il a ...
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Médias

Yves Bertoncini dans La Croix sur la place de la France en Europe

le 13 Mars 2012 à 11:51
Entretien par Yves Bertoncini
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Texte intégral



Le Secrétaire Général a répondu aux questions du quotidien La Croix daté du 13 mars, dans la rubrique "Votre question du jour" sur le thème "La France peut-elle faire cavalier seul en Europe".





Extraits:





«L’histoire de la construction européenne montre que

la France dispose d’une large capacité d’entraînement, d’un poids dans les

négociations, comme la crise de la dette en zone euro l’a récemment rappelé. En

ce sens, au-delà du contexte électoral français, on peut comprendre les

propositions de Nicolas Sarkozy sur Schengen comme un instrument de pression

dans des négociations européennes en cours.





Le contrôle aux frontières extérieures de l’espace

Schengen connaît une défaillance structurelle, en particulier à la frontière

gréco-turque, dont convient la Commission européenne et qui figure déjà sur

l’agenda européen. Mais menacer à cette fin ses partenaires, de façon frontale

et agressive, de sortir la France de Schengen est politiquement très

surprenant.





D’autant plus qu’une autre solution sans doute plus

efficace serait de mutualiser davantage de moyens aux frontières extérieures de

l’Union. De plus, juridiquement, dénoncer les accords impliquerait de se

retirer de la coopération policière et de l’échange d’informations, qui font

aussi partie de Schengen, et qui sont très utiles.





Il est plus difficile encore pour la France de faire

cavalier seul concernant un “Buy European Act” qui, lui, n’est pas sur l’agenda

européen, et de nourrir des tensions commerciales qui seraient mal perçues,

notamment par l’Allemagne. L’impression que l’essentiel des marchés publics

échapperait aux entreprises nationales ou européennes est loin d’être partagée

par tous. Le principe de marchés publics ouverts à une large concurrence est

même plutôt compris comme un gage de bon usage de l’argent public. Une

application française unilatérale contraire se heurterait au droit commercial

européen et aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.»



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