Le Bref de Sofia Fernandes et Eulalia Rubio sur les coûts budgétaires de la solidarité dans la zone euro mentionné dans Alternatives économiques
Le Bref publié par Notre Europe en mai 2012 intitulé "Les coûts budgétaires de la solidarité dans la zone euro: clarifications et mise en perspective" rédigé par Sofia Fernandes et Eulalia Rubio, est mentionné dans le mensuel Alternatives économiques du mois de juin 2012.
Extrait:
Quel est l'impact sur les finances publiques des plans de sauvetage des pays en difficulté de la zone euro ?
Une note du think tank Notre Europe fait le point, après les vifs débats suscités par le coût de la solidarité européenne dans certains pays. Les auteurs rappellent tout d'abord que l'aide accordée consiste, non en dons, mais en prêts. Si l'on s'en tient aux sommes prêtées jusqu'à présent aux pays en difficulté, fin février 2012, la France avait accordé un peu plus de 11 milliards d'euros à la Grèce sous forme de prêt bilatéral, et garanti à hauteur de 6,8 milliards les prêts émis par le FESF au profit de l'Irlande et du Portugal. Ces montants s'ajoutent à la dette publique, pour un total limité à 0,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2011.
Cette contribution est appelée à augmenter au fur et à mesure du déblocage des tranches de prêts déjà consentis aux pays en difficulté et si de nouveaux pays, comme l'Espagne, en sollicitent. En tout état de cause, l'engagement de la France est plafonné à 158 milliards. C'est le maximum de pertes que le pays encaisserait si les financements disponibles étaient pleinement mobilisés et si tous les pays aidés faisaient défaut.
Cet engagement s'avère nettement inférieur au soutien accordé aux banques depuis 2008. L'Etat a mis à leur disposition près de 350 milliards d'euros (en recapitalisation, garanties et autres), dont 116 milliards ont été utilisés. Pour les seuls plans d'aide à Dexia, la participation de la France s'élève à 95 milliards. Une somme à comparer aux 43 milliards d'euros de la contribution française aux plans de sauvetage de la Grèce prévus d'ici à 2015.


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