Bref | 15/09/2008 
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Le 1er juillet 2008, la France a pris la relève de la Slovénie aux commandes de la Présidence du Conseil de l'Union Européenne (UE). C'est la douzième fois que la France exerce ce mandat depuis 1951. En 2008, comme lors de l'exercice précédent, qui eut lieu lors du second semestre de l'année 2000, la présidence française se situe à un moment délicat. Il y a huit ans, les négociations houleuses du Traité de Nice étaient au coeur des débats. Aujourd'hui, les aléas de la ratification du Traité de Lisbonne tiendront une large place sur l'agenda. à€ la différence d'hier, cependant, la présidence française intervient alors que de nombreux et profonds bouleversements ont commencé à affecter la nature et, dès lors, l'exercice de cette fonction. Depuis quelques années, la Présidence du Conseil, est, en effet, en proie à un phénomène de mutation interne important. Ce processus de réforme, précipité par la volonté des gouvernements des États membres d'améliorer l'efficacité et la continuité des travaux du Conseil dans une Europe élargie à 27 pays, se matérialise en la mise en place de formules novatrices telles que les présidences stables, super partes ou encore la programmation collective des activités du Conseil.

à€ l'heure actuelle, il ne reste plus qu'une version amputée du système de rotation unique tel que conçu aux origines de la construction européenne. Celui-ci s'est vu peu à peu remplacé par un système à géométrie variable ; un modèle nouveau caractérisé par la juxtaposition de plusieurs systèmes présidentiels qui agissent en parallèle, tout en étant régulés par des normes de fonctionnement distinctes. l'objectif de cette contribution consiste à mettre en lumière ce processus de conversion institutionnelle et, plus particulièrement la progressive « communautarisation » de la Présidence, cette institution de rang intermédiaire au sein du système politique européen.




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The author
Professor in Political Science at Barcelona University and Associate Researcher at the European Centre (Sciences Po).
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Our news | 04/07/2008
On 1st July, France takes Slovenia's place at the head of the EU Council of Ministers, launching a new trio of Council presidencies alongside the Czech Republic and Sweden. France had dreamed of another political context. The Irish "no" to the Treaty of Lisbon has triggered a new continent-wide crisis which the EU could have done without, at a time when it is struggling to recover the dynamism and confidence already damaged by the failure of the Constitutional Treaty. France nonetheless begins with an ambitious programme and four declared priorities: climate and energy, immigration, agriculture and defence. The Union for the Mediterranean is a further project close to the heart of President Sarkozy. During this presidency, Notre Europe will share its analyses, reactions and contributions in the media. Two of its publications, directly relevant to the French presidency's programme, are already gaining attention: the Think Global Act European report, which contains the recommendations of thirteen European think tanks for the trio of presidencies, and a set of propositions for a reform of the common agricultural policy.