Tribune | 15/10/2003 

Le sujet est redevenu d'actualité : le déficit de la balance des transactions courantes américaine atteint 500 milliards de dollars par an, 5 % environ d'un produit intérieur brut de l'ordre de 10.000 milliards ( 10 billions ) de dollars. l'endettement net des Etats - Unis à l'égard du reste du monde a atteint 2.200 milliards de dollars en 2000, et au rythme actuel il devrait doubler au cours des cinq années suivantes. En termes nets, les Etats-Unis captent Aujourd'hui plus de capitaux étrangers que tous les pays en développement réunis. Plus de la moitié de la masse monétaire américaine est désormais détenue par des non - résidents. Cette situation n'est pas appelée à durer. Il arrivera un moment où les financiers étrangers se montreront réticents à continuer à effectuer des placements aux Etats-Unis. Ceux-ci devront alors ou bien relever leurs taux d'intérêt pour rendre leurs actifs financiers plus attractifs en acceptant les effets négatifs sur l'activité économique ou bien laisser le dollar glisser à mesure que les financiers se défausseront de leurs avoirs américains. C'est le second terme de cette alternative qui correspond à ce que l'on observe Aujourd'hui : l'euro a amorcé une remontée contre la monnaie américaine en février 2002 et est passé maintenant (juin 2003) au dessus de sa parité initiale, celle qui prévalait au moment de son lancement, $1,17.




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The author
Bertrand Rioust de Largentaye is currently a Counsellor at the European Commission's delegation to the OECD and UNESCO.