Jacques Delors Special Press Review "Europe and the Euro are on the brink of the abyss"
Tribune
| 19/08/2011

The summer 2011 witnessed the strengthening of the Euro zone crisis within the European Union. Against this lingering trouble, the former President of the European Commission and founding President of the think-tank Notre Europe, Jacques Delors, gave an interview to Le Temps and Le Soir newspapers which were released on August 18th, 2011. Plenty of other European media decided to echo this interview. Jacques Delors explicitly tells his point of view about the state of the European economy without hiding his concerns.
Abstracts (only in French) :
Ouvrons les yeux: l'Euro et l'Europe, sont au bord du gouffre. Et pour ne pas tomber, le choix me parait simple: soit les Etats-membres acceptent la coopération économique renforcée que j'ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l’Union. La seconde option étant refusée par une majorité des Etats membres, reste la première.
J'ai toujours dit que le succès de l'Europe, sur le plan économique, repose sur un triangle: la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit. Il faut passer à l'acte. Car si on ne le fait pas, les marchés continueront de douter. Je dénonce les rumeurs qui agitent les bourses, mais j'ai toujours été pragmatique. Or depuis le début de la crise, les dirigeants européens sont passés à coté des réalités.
La responsabilité de cette crise est collective. Et il faut donc, pour en sortir, une volonté tenace. Le risque actuel, c'est que les dix-sept pays membres de l'euro, sur lesquels toute l'attention se focalise, paralyse le projet européen. L'Europe a, par ailleurs, des défis immenses: ses futures relations avec les Etats-Unis ou avec la Russie, la mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement respectueux de l’homme et de la nature (et donc une communauté européenne de l’Energie) les négociations commerciales mondiales, son élargissement dans les Balkans, ses pourparlers avec la Turquie à laquelle j'ai toujours estimé qu'il ne fallait pas dire « un non sans appel». On n'affronte pas une pareille situation avec des demi-mesures. Il faut aussi savoir, comme j'en avais la réputation, claquer la porte et dire « ça suffit » !
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Stéphanie Baz :