Tribune | 31/05/2006 

Une année s'est écoulée depuis le référendum français sur le traité constitutionnel européen. En constatant la profondeur de la crise européenne actuelle, il serait tentant de se réfugier dans le pessimisme ambiant. Optons plutôt pour la lucidité et l'ambition. Car il est important et urgent de traiter les problèmes "structurels" qui ont contribué eu rejet du traité. Ceux-ci correspondent à des tendances visibles depuis au moins une dizaine d'années, tendances qui dépassent le cadre français.

L'approfondissement et l'élargissement d'un certain nombre de "fractures"au sein de la société française, qu'elles soient générationnelle, socio-économique ou territoriale entre le vote sur le traité de Maastricht en 1992 et celui de 2005, figurent parmi les éléments clés de l'analyse. Elles ne sont sans doute pas toutes transposables au niveau de l'Union mais elles révèlent de manière inquiétante, que le citoyen perçoit le projet européen comme élitiste. Le malaise est profond et nous renvoie au coeur du questionnement identitaire sur la pertinence du niveau européen dans la globalisation.




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The author
Former Secretary General from 2004 to 2011, Gaëtane Ricard-Nihoul joined the European Commission Representation in Paris on 1 February 2011. Institutions, Democracy, Education and Culture.