Notre Europe's viewpoint | 29/07/2010 
It's summer. A time when Europeans leave their familiar surroundings to go and relax, to explore other countries. A privileged moment for reflection and reading. In this last edition before the new school year, Notre Europe intends to revisit a theme that has recently taken a tense and controversial turn in many European countries, that of identity. The rise of the Lega Nord in Italy, of Jobbik in Hungary, of the PVP in the Netherlands and of the N-VA in Flanders - these show the success with which the supporters of nationalism and the advocates of an overhaul of the collective pact of solidarity addressed the 2010 elections. The estrangement that these preachers of cultural purity propose to treat is that of the autochtones, rooted citizens who no longer feel “at home” in their town. Why is it so difficult to represent transcultural spaces in today’s Europe? In her study entitled “Estrangements" Aziliz Gouez engages in a penetrating examination of the dangerous decoupling asserting itself in Europe between the dynamics of economic integration and intensity of migration on the one hand, and expressions of political and cultural exclusiveness on the other. Reading the interviews collected in the anthology “European encounters” also allows for some distance in our questioning of identity. Whether architect, filmmaker, writer, historian, or poet, born during the Roaring Twenties, during the Second World War or the 1970s - all those interviewed agreed to undertake an in-depth dialogue on European identity. A multiplicity of voices, therefore, speaking of how Europe is lived, imagined and built at the turn of the twenty-first century. These voices are sometimes in tune, sometimes in discordance, their succession does not allow us to see a European "grand narrative”, but rather entail the realization that in this continent broken by the crimes of the previous century, the epic mode has become impossible (and that this is perhaps a good thing...). In addition to these two publications, which inform and complement each other, we offer two case studies under the framework of the "European Works" project: the first, entitled Timişoara, un chantier identitaire aux confins de l'Europe, by Cristina Stanculescu, explores the relationship that the Romanians maintain with Europe ; the second, entitled Images yougoslaves. Cinéma yougoslave et figures de l’Autre en Europe, by Laëtitia Delamare, invites us to revisit the cliches that stick to the Western Balkans and to rediscover a complex society of which the Yugoslav directors beautifully depict its life and myths, history and bottlenecks, cities and countryside, and hopes and disappointments[Translate to english:]


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In view
Study by Aziliz Gouez | 06/08/2010
C’est avec un succès manifeste que les tenants du nationalisme et les partisans d’une refonte du pacte de solidarité collective ont abordé les rendez-vous électoraux de cette année 2010. Lega Nord en Italie, Jobbik en Hongrie, PVV aux Pays-Bas, ou N-VA en Flandres : le dépaysement que ces prédicateurs de l’entre-soi se proposent de conjurer est celui des autochtones, des citoyens racinés, qui ne se sentent plus « chez eux » dans leur ville. Pourquoi l’espace transculturel est-il si difficilement représentable dans l’Europe d’aujourd’hui ? Dé-paysements constitue une tentative pour analyser le décrochage entre dynamiques d’intégration économique et intensité des migrations intra-européennes d’une part, et expressions d’exclusivisme politique et culturel d’autre part.
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Study by Aziliz Gouez | 29/07/2010
Réflexions sur la guerre, sur la place de l’Europe dans le monde, retours sur le passé communiste et le présent capitaliste - cette série d’entretiens sélectionnés par Aziliz Gouez offre une vision riche et profonde de notre appartenance à l’Europe du tournant du XXIe siècle. Chacune des personnalités interrogées nourrit le débat sur l’identité européenne de la singularité de son expérience historique et de sa tradition intellectuelle. À l’heure où le questionnement sur l’identité - nationale, civilisationnelle - prend des accents crispés et polémiques, la lecture de ces entretiens permet de prendre un peu de hauteur.
Note by Laëtitia Delamare | 29/07/2010
La Yougoslavie, et plus généralement les Balkans, sont pour l’Europe occidentale un espace à la fois proche et étranger, miroir et de repoussoir. Les guerres de succession yougoslaves, dans les années 90, ont fait ressurgir l’image du Balkanique irrationnel, brutal et sanguinaire. L’image d’un Autre en Europe. A travers un parcours dans le cinéma yougoslave, Laëtitia Delamare nous invite à revisiter ces lieux communs et à redécouvrir une société complexe dont les réalisateurs yougoslaves ont admirablement dépeint la vie quotidienne et les mythes, les évolutions et les blocages, les villes et les campagnes, les espoirs et les déceptions.
Note by Cristina Stănculescu | 29/07/2010
« Nous, Roumains, nous avons depuis toujours rêvé "d’entrer en Europe", mais pour des raisons subjectives et surtout objectives - les Turcs, les Russes, le communisme - nous sommes restés séparés de l’Occident par un inexorable décalage » [Ana Blandiana, entretien Notre Europe, mai 2008].Vingt ans après la Révolution qui a mis fin au régime de Ceauşescu, ces mots de la poétesse Ana Blandiana sont-ils en passe de devenir obsolètes ? L’adhésion de leur pays à l’Union européenne, 1er janvier 2007, a-t-elle permis aux Roumains de matérialiser leur rêve séculaire d’intégration à l’Occident?
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