Projet de recherche | Mis à jour 11/02/2010 
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Avec la publication en 2005 d’une étude majeure de Jacques Le Cacheux (Budget européen : le poison du juste retour), qui dressait une critique de la prépondérance de la vision à court terme privilégiant les intérêts nationaux dans les négociations budgétaires européennes, Notre Europe a apporté une contribution de premier ordre aux débats actuellement consacrés à la réforme du budget communautaire. À l’annonce de la tenue, en 2008/2009, d’un vaste exercice de réexamen budgétaire, Notre Europe a décidé d’approfondir ses travaux de recherche et de sensibilisation sur la question.

C’est dans ce contexte que Notre Europe a lancé un projet spécifique répondant à un objectif double:

  • soumettre des propositions concrètes de réallocation des dépenses dans le cadre des prochaines perspectives financières;
  • contribuer à modifier les termes du débat des négociations budgétaires ultérieures en favorisant la discussion et la réflexion sur les fonctions et la structure du budget communautaire, ainsi que sur les principes ou les critères qui devraient présider aux choix de l’Union européenne en matière de dépenses.

Plus généralement, le projet doit servir de plateforme de promotion de la vision prônée par Notre Europe en matière de réforme du budget communautaire, une vision en phase avec ses ambitions pour l’Europe.

La réforme du budget européen selon Notre Europe

Notre Europe estime que le budget européen a un rôle primordial à jouer dans la réalisation des objectifs de l’Union et dans la poursuite du processus d’intégration. C’est pourquoi elle salue l’idée d’une réforme, qui devrait selon elle répondre aux critères suivants:

  • Des objectifs ambitieux: la réforme ne saurait se confiner au seul remaniement des dépenses en vue des prochaines perspectives financières, et devrait au contraire chercher à garantir le bon fonctionnement du budget pour les décennies à venir. À cet égard, il convient de prendre suffisamment de recul pour entamer une réflexion fondamentale allant au-delà de ce qui est politiquement réalisable à court terme.
  • Un champ d’action suffisamment vaste: toute réforme approfondie des finances européennes implique obligatoirement de s’attaquer simultanément aux trois éléments constitutifs du système budgétaire européen (dépenses, recettes et procédures). Les principaux problèmes affectant ce système présentent en effet des origines multiples et nécessitent par conséquent une intervention simultanée dans plusieurs rubriques. Si l’on se penche sur le passé, l’on constate que les réformes budgétaires les plus importantes ont toujours eu une portée globale. Aujourd’hui, tout porte à croire que cette stratégie est la plus à même de donner lieu à une modification significative des finances communautaires.
  • Le souci de l’efficacité et de la légitimité démocratique: il n’est pas rare d’entendre que la réforme du budget européen devrait favoriser l’efficacité de l’affectation et de l’usage des ressources. Tout en se ralliant à ce point de vue, Notre Europe estime que la réforme budgétaire doit également obéir à des considérations de légitimité démocratique. Or, la légitimité d’un système budgétaire repose sur le niveau de contrôle démocratique exercé, soit la mesure dans laquelle la répartition des ressources répond au souhait des citoyens. Au niveau européen, il est donc nécessaire de rendre les décisions budgétaires plus démocratiques et plus proches des citoyens de manière à en renforcer la légitimité. 



En vue
Étude par Eloi Laurent, Jacques Le Cacheux | 01/12/2009
Cette étude vise à proposer une réforme de la fiscalité européenne du carbone, portant à la fois sur le marché européen de permis d’émissions et les régimes fiscaux européens du carbone. Après un bilan critique de l’évolution des émissions européennes dans l’UE, les auteurs analysent attentivement les instruments économiques dont dispose l’UE pour lutter contre le changement climatique – marché de permis d’émissions, régulation, fiscalité environnementale. Il apparaît que dans leur forme actuelle ces derniers demeurent inadaptés aux ambitions que l’UE s’est fixées. Sur la base de cette analyse, quatre scénarios pour une nouvelle fiscalité carbone européenne sont proposés, chacun correspondant à un degré plus ou moins grand d’ambition politique.
Et aussi
Policy paper par Philippe Cattoir | 21/12/2009
Ce papier présente une réflexion sur le futur du budget européen et, en particulier, le système de financement de l'UE. Le débat sur une réforme du financement de l'UE porte sur deux dimensions principales. D'une part, la structure du financement et l'éventuelle introduction d'une ressource propre "véritable". D'autre part, les mécanismes de correction et leur réforme ou élimination. Ces dimensions sont analysées en profondeur dans l'article. Partant, trois scénarios de moyen- ou long-terme pour une réforme du système de financement du budget européen sont présentés.
Notre Europe | 19/01/2010
Le 14 janvier 2010 à Bruxelles Notre Europe a organisé la présentation de son étude "Une Union sans cesse moins carbonée ? Vers une meilleure fiscalité européenne contre le changement climatique" en présence des deux auteurs. La présentation était suivie d'un débat présidé par Peter Carl auquel ont participé Walter Deffaa, Alberto Cornejo Pérez et Patrick Ten Brink.
Note par Notre Europe | 19/01/2010
La Stratégie de Lisbonne arrivant à sa fin, l’initiative de la Commission d’ouvrir un débat public sur la future stratégie « UE 2020 » est plus que bienvenue. Cependant, Notre Europe considère que le texte de la Commission ne constitue pas une base solide pour un vaste débat sur la future structure de la stratégie UE 2020. En particulier, il suscite divers sujets d’inquiétude au regard du diagnostic sur lequel repose la nouvelle stratégie, son contenu (en termes de priorités et d’objectifs), les instruments et les modes de gouvernance prévus pour son application et le calendrier envisagé pour son adoption.
Responsable
Diplômée d’une maitrise en Droit de l’Université Pompeu Fabra et d’une maitrise en Science Politique de l’Université Autonome de Barcelone, elle a obtenu son doctorat en mars 2007 à l'Institut Universitaire Européen. Domaines suivis : Affaires économiques et sociales, stratégie de Lisbonne.