Étude | 16/09/2009
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L'intention annoncée du Président Sarkozy d'assurer le retour en Europe de la France a fait renaître chez les partenaires de celle-ci, et surtout en Allemagne, l'espoir d'une nouvelle dynamique dans une Union à bout de souffle. Le programme de travail de la présidence française, centré sur des grandes questions stratégiques comme la politique méditerranéenne de l'Union, le paquet énergie/climat, la politique d'asile et de migration ou la politique de défense, a été bouleversé par une succession de crises : celle du « Non » irlandais, le conflit russo-géorgien et bien sûr la crise financière.

Comment réaffirmer son leadership européen dans un tel contexte? Quels étaient la bonne stratégie politique, le bon style diplomatique pour y parvenir? Comment un président français qui a accentué la concentration du pouvoir au niveau national peut-il agir de manière effective au niveau européen, dans un système politique où le pouvoir est partagé par un grand nombre d'acteurs européens et nationaux ? Les auteurs se sont efforcés de trouver des éléments de réponse à ces questions en revenant sur les grands moments de la présidence française et en s'intéressant particulièrement au style et à la stratégie employée au cours de ce semestre de présidence, ainsi qu' à l'impact de ce moment privilégié sur l'influence française dans l'Union européenne.




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Les auteurs
Martin Koopmann est directeur de la Fondation Genshagen près de Berlin depuis avril 2009.
Professeur de sciences politiques à l'Université de Trèves (RFA), chaire de politique comparée depuis 2003.