Étude
| 24/01/2006

Première publication d'une série intitulée "lReconnaître ce qui nous lie : l'identité européenne". Compte-rendu du séminaire organisé le 24 novembre 2005.
Introduction du discours de Jacques Delors
Pour commencer, je vous dirai que je ne suis pas un fanatique d'une réflexion sur l'identité. Je ne vois pas en quoi elle peut aider à remettre du charbon dans la locomotive de la construction européenne. C'est une notion qui, de plus, est difficile à cerner : entre le demos, qui, pour certains, en serait la finalité la plus aboutie ; le sentiment d'appartenance à un groupe, la communauté de valeurs ; le lien établi par d'autres entre identité et production de résultats positifs par l'UE ; la distinction classique en science politique entre ceux qui sont dans le groupe et ceux qui sont en dehors, les in et les out (la dénomination du groupe est un fil conducteur très important pour comprendre l'histoire politique), etc.
Je commencerai pour ma part par rappeler quelques notions en marquant l'opposition qui existe entre l'Europe et la Nation. Il y a eu, au cours de ces cinquante dernières années, une relation dialectique et conflictuelle entre les deux. Alors qu'Aujourd'hui se posent des questions sur l'élargissement et la mondialisation, cette question de la Nation revient au premier plan dans les débats. Ensuite, je voudrais souligner que pendant la période 1985-1995, la relance de la construction européenne n'a pas été seulement fonctionnelle, au sens institutionnel et économique du terme. Enfin, je terminerai par le projet de société européenne, actuellement en discussion.
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Aziliz Gouez :