Synthèse de séminaire | 03/05/2005 
Dans le cadre d'une série de séminaires organisée par Notre Europe et intitulée « les référendums chez les autres », l'Institut Montaigne et son Directeur général Philippe Manière accueillit le 26 janvier quatre intervenants et une soixantaine de personnes pour débattre dé l'éventuel référendum constitutionnel britannique. Outre Charles Grant, dont le Centre for European Reform co-organisait l'événement, étaient présents comme conférenciers Sir Stephen Wall, ancien conseiller de Tony Blair pour les affaires européennes, Lucy Powell, directrice de la campagne pour le « oui » au sein de « Britain in Europe » et Dominic Cummings, eurosceptique et directeur du « New Frontiers Foundation ». Le Président de Notre Europe, Pascal Lamy, présidait ce séminaire dont les principaux enseignements sont les suivants : - Majoritairement eurosceptique et dubitative sur le modèle économique d"Europe continentale, la Grande-Bretagne offre un terreau favorable à un échec du référendum. - Les arguments développés par les partisans du « non » s'avèrent souvent opposés à ceux propagés en France : l'Union est perçue comme trop régulatrice, trop protectrice et ne laissant pas assez de libertés aux entrepreneurs. - Si les conservateurs devaient perdre les élections législatives du 5 mai 2005, une hypothèse crédible selon tous les intervenants, le Labour deviendrait le principal responsable de l'échec ou du succès du référendum constitutionnel. - Une campagne victorieuse du Labour nécessiterait un accord préalable entre T. Blair et G. Brown. La longueur de la campagne ainsi que la nomination d"un membre du cabinet spécialement responsable de la question seraient deux autres éléments indispensables. - La campagne ne pourra être gagnée qu'à deux conditions non cumulatives : que l'on présente le Traité constitutionnel comme un élément de statu quo garant des intérêts nationaux britanniques, que les avancées du Traité apparaissent comme « mieux d'» plutôt que « plus d'Europe » -  En cas de « non » britannique, il semble improbable que la Grande-Bretagne soit simplement poussée vers la sortie. L'issue le plus probable selon Charles Grant consistera en la formation d'un « noyau mou » (ou « messy core »), forme non institutionnalisée d'une Europe à géométrie variable. Avec la collaboration d'EuropaNova et Euractiv.


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