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Débat Viking-Laval-Rà¼ffert : l'Europe gagnée par « l'économie communiste de marché »
Ils réagissent | 19/07/2008  En réponse à :par Notre Europe La Cour de justice européenne détient une part essentielle du pouvoir législatif
dans l'Union européenne. A l'instar des cours souveraines de l'Ancien
régime ou des Hautes cours de Common law, elle statue pour l'avenir par
disposition générale et à l'égard de tous, comme la loi elle-même. Tous
ceux qui espéraient que l'Europe pourrait incarner à l'échelle mondiale
un « modèle social » qui mette les libertés économiques au service des
hommes, attendaient donc avec impatience les deux arrêts qu'elle vient
de rendre les 11 et 18 décembre dans les affaires Viking et Laval. Ces
affaires posaient en effet la question de savoir si les syndicats ont le
droit d'agir contre des entreprises qui utilisent les libertés économiques
garanties par le traité de Rome pour abaisser les salaires ou les conditions
de travail. Dans l'affaire Viking, une compagnie finlandaise de transport de
passagers souhaitait faire passer l'un de ses ferrys sous pavillon de complaisance
estonien, afin de le soustraire à la convention collective finlan
daise. l'affaire Laval concernait une société de construction lettonne, qui employait en Suède des salariés lettons et refusait d'adhérer à la convention
collective suédoise. Dans les deux cas, les syndicats avaient recouru
avec succès à diverses formes d'actions collectives (grèves de solidarité,
blocus et boycott) pour contraindre les entreprises au respect de ces
conventions. La Cour européenne était interrogée sur le point de savoir
si ces actions, bien que licites en droit national, n'étaient pas illégales
au regard du droit communautaire, dans la mesure où elles entravaient la
liberté des entreprises de se placer sous les règles sociales les moins favorables
aux salariés.
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L'auteur |
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