Le mot de Notre Europe
| 20/12/2006

Le gouvernement allemand l'a dit et redit : ce serait une erreur de mettre tous les espoirs dans les six mois de la présidence allemande du Conseil de l'UE. On ne peut cependant se retenir de penser que des avancées majeures pourraient voir le jour en 2007 si la volonté politique commune était présente. C'est bien là que le b t blesse"¦
La Déclaration solennelle de Berlin prévue pour le mois de mars à l'occasion du 50e anniversaire du Traité de Rome saura-t-elle redonner le souffle nécessaire au projet européen ? Le Sommet de printemps parviendra-t-il à susciter la détermination commune nécessaire pour avancer dans le domaine de l'énergie ? Le Conseil européen de juin trouvera-t-il le consensus nécessaire à l'adoption d'une feuille de route ambitieuse sur l'avenir du Traité constitutionnel ? Le contexte actuel ne peut que nous rendre sceptiques sur l'issue de ces trois grands rendez-vous de la présidence allemande.
C'est dans cet esprit qu'Ulrike Guérot souligne dans l'étude que Notre Europe publie sur les perspectives de la présidence allemande, « qu'un espace béant sépare les attentes de la marge de manoeuvre effective de l'Allemagne ». Quant à la présidence portugaise du 2nd semestre 2007, ses ambitions ont le mérite d'être pour l'instant réalistes, car modestes.
Pourtant, le contexte géopolitique et économique mondial nous le rappelle au quotidien, la construction européenne ne peut progresser d'une pause de réflexion à l'autre. Parce que 2007 pourrait marquer un tournant, mais aussi décevoir, Notre Europe poursuivra son rôle d'agitateur d'idées et d'acteur de la relance : Sondage Délibératif pan-européen, propositions pour des ressources propres du budget européen, relance institutionnelle, analyses sur l'identité européenne, vision pour l'avenir de la Politique Agricole Commune"¦
En attendant, toute l'équipe de Notre Europe vous souhaite d'agréables fêtes de fin d'année, et une heureuse année 2007 !