Le mot de Notre Europe
| 10/12/2010

A l’heure où les mécontentements face à la monnaie unique se font de plus en plus entendre et à la veille du Conseil européen de décembre 2010, Notre Europe est plus que jamais concernée par la situation économique de l’Union. Le think tank, par le biais de ses présidents, entend rappeler l’importance primordiale de la monnaie unique, véritable source de protection pour l’UE.
Tommaso Padoa-Schioppa, Président de Notre Europe et ancien Ministre des finances italien, s’exprime à la veille du Conseil européen dans un entretien exclusif, en rappelant que si la crise de 2010 a touché de plein fouet la zone euro, elle a cependant réussi à réagir. Il encourage le Conseil Européen à compléter les mesures de stabilisation par des mesures favorisant la croissance, car « sans croissance européenne à l’avenir, la stabilité n’est pas possible ».
Si l’Europe a su éviter le pire durant l’année 2010, les nouveaux défis que lui réserve l’avenir ne pourront être relevés qu’à 27. De nouvelles mesures devraient permettre à l’Union de remonter la pente et se prémunir à l’avenir contre d’autres crises : Tout d’abord, la mise en place du « semestre européen » à partir de 2011, qui permettra aux ministres des finances des 27 de coordonner leurs politiques économiques et surveiller l’évolution des éventuels déséquilibres budgétaires. Ensuite, le Fond européen de stabilisation qui sera pérennisé après 2013.
Jacques Delors, président fondateur de Notre Europe, s’exprimait dans un long entretien accordé au journal Le Monde le 8 décembre dernier, en insistant sur le bilan positif de l’euro. En effet, « l’euro a permis à l’Europe de connaitre dix ans de croissance acceptable de 2,1% mais aussi 15% de créations d’emplois et un taux d’investissement de 22%, le plus élevé depuis 1990 ». Pour Jacques Delors, il faut croire en l’avenir de l’euro tout en restant pragmatique : « pour que la zone euro fonctionne, il faut que l’esprit de coopération soit à la hauteur de l’esprit de compétition ». Car finalement, comme le souligne depuis toujours Jacques Delors, notre Europe doit être fondée sur une équation simple : une compétition qui stimule, une coopération qui renforce et une solidarité qui unit.