Le mot de Notre Europe | 04/11/2010 

Les prochaines élections européennes auront lieu en 2014. Pourquoi alors s’intéresser aujourd’hui à la participation des citoyens européens à ce suffrage ? La réponse est simple : si l’on veut inverser la tendance d’une participation en baisse depuis trente ans, alors que paradoxalement le Parlement européen n’a cessé de gagner du pouvoir au sein des institutions européennes, c’est maintenant qu’il faut agir.

Mais surtout la question du lien entre citoyens et institutions européennes mérite mieux que d’être posée, au mieux, tous les cinq ans. L’animation du débat européen tant au niveau de l’Union qu’au sein des Etats membres tout comme la clarification et la politisation des enjeux européens sont indispensables pour faire vivre la démocratie européenne au quotidien.

Des changements au sein du Parlement européen lui-même et dans son mode d’élection peuvent certainement contribuer à l’amélioration de la pratique démocratique dans l’Union. Notre Europe publie parallèlement, un policy paper de Sir Julian Priestley qui revient sur les réformes essentielles que les partis devraient entreprendre afin de se préparer à assumer pleinement cette responsabilité ; un essai d’Andrew Duff qui contient une série de propositions visant à améliorer la pratique démocratique; et un bref de Gaëtane Ricard-Nihoul qui fait le point sur les moyens dont dispose l'UE de Lisbonne pour intéresses ses citoyens.

Ces publications n’épuisent pas, bien sûr, le sujet. La plupart des propositions s’enrichiront sans doute après discussion ou approfondissement. Mais elles alimentent un débat qui doit impérativement avoir lieu au risque sinon de rester atone dans les prochaines années… jusqu’à ce qu’une prochaine échéance électorale ou référendaire fasse à nouveau – mais trop tardivement – retentir une sonnette d’alarme sur la solidité du projet européen. C'est dans cette optique que Notre Europe organise un débat avec les deux auteurs le lundi 8 novembre au Parlement européen.




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