Le mot de Notre Europe | 30/08/2006 

Les partisans d'une Europe sociale forte ont déchanté l'an dernier avec la révision de la stratégie de Lisbonne. l'accent mis sur la croissance et l'emploi a créé un déséquilibre au sein des piliers qui encadraient, depuis 2000, le projet : croissance, emploi, et cohésion sociale, l'environnement ayant été ajouté en 2002. Deux publications de Notre Europe - un « Bref » sur le renforcement de la dimension sociale de la stratégie de Lisbonne et le compte rendu du séminaire de Notre Europe de mars 2006 sur le modèle social européen - dressent le bilan de ces tendances récentes.

Récemment, la Commission européenne a posé les bases d'une plus grande efficacité, avec la rationalisation des objectifs et des actions de la protection sociale, articulant la stratégie européenne des retraites avec le processus d'inclusion sociale, initiant ainsi un nouvel effort commun pour les soins de santé et les soins de longue durée. Le « Bref » attire l'attention sur le fait que la rationalisation de la coordination ouverte reste l'un des instruments clé de l'Union pour renforcer la dimension sociale du projet européen, et que la méthode a maintenant une chance de prouver son efficacité. Toutefois, malgré les premiers pas encourageant du processus de rationalisation, on ne devrait pas perdre de vue que les instruments intergouvernementaux, comme la méthode ouverte de coordination pour la politique sociale ne remplacent pas un projet commun ambitieux qui n'existe pas actuellement. Les intervenants du séminaire sur le modèle social européen ont renforcé l'idée qu'il faut améliorer la coopération au niveau européen et adopter une approche différente du processus de Lisbonne, porteuse d'un dessein européen.

Le dernier conseil européen nous laisse espérer. Le programme de la présidence finlandaise prévoit déjà des avancées dans le domaine social. Mais des objectifs ambitieux ne seront atteints qu'à la condition de formuler les propositions qui feront les bases du dessein social européen.




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