Le mot de Notre Europe | 30/08/2006

Comme Jacques Delors le souligne dans la préface de notre étude sur l'Europe et ses think tanks, avec 10 nouveaux Etats membres et la perspective d'autres adhésions, l'Union européenne vit sans doute la plus grande mutation de son histoire. Le Traité Constitutionnel est uniquement - rappelons-le - la charpente institutionnelle qui devra soutenir la construction européenne à 25 et plus. Derrière le face à face du « oui-non à la Constitution », derrière l'enjeu de l'ouverture des négociations avec la Turquie, derrière l'éternel dilemme « élargissement ou approfondissement », il y a la question du projet. Après l'intégration sectorielle du charbon et de l'acier, après le marché unique, après l'union économique et monétaire, quel sera le projet qui emportera l'adhésion de 450 millions de citoyens et sera à la hauteur des attentes de ceux qui - comme Jeremy Rifkin - pensent le monde globalement et croient au « rêve européen » ?

Pour mener cette réflexion, les décideurs ne sont pas seuls. 3000 chercheurs au sein de 149 think tanks basés à Bruxelles et dans les Etats membres ont pour vocation d'alimenter le débat politique européen avec des analyses et des propositions, non seulement sur les questions existentielles qui sous-tendent le projet européen mais aussi sur des enjeux concrets de politiques publiques. Notre Europe a souhaité faire mieux connaître le secteur des think tanks en Europe et si possible contribuer à son développement. Parce que sa relative discrétion ne doit pas nous faire oublier que la production d'idées et d'alternatives est indispensable à la vitalité d'une vraie démocratie européenne. Parce que, comme nous le dit également Jacques Delors dans la même préface, cette Europe en mutation devra plus que jamais puiser dans son « réservoir de pensées ».




    Faire suivre à un ami     Le mot de Notre Europe
L'auteur