Notre actualité | 01/05/2008

Chacun des trois candidats américains à la présidence soutient des projets sérieux contre le réchauffement climatique. Mais au-delà des promesses de campagne, lequel des trois candidats présente la meilleure donne pour l'Europe sur le climat ? Que doit faire l'UE pour optimiser les chances d'un consensus transatlantique et élaborer en commun un traité post-Kyoto en 2009 ?

Fait passé presque inaperçu, le 16 avril 2008, le Président Bush a mis fin à son entêtement de longue date de refuser de plafonner les émissions américaines de gaz à effet de serre. "La croissance des émissions ralentira au cours de la prochaine décennie pour s'arrêter d'ici à 2025 et commencer ensuite à s'inverser". Pourtant, les analystes conviennent du caractère insuffisant et tardif de l'engagement. l'Europe vise au moins une réduction de 20% de ses émissions en 2020 par rapport à 1990. Les Nations Unies recommandent 25% à 40%.

Il faudra attendre l'après-Bush pour parle sérieusement de lutte contre le réchauffement outre-Atlantique.

Il n'est donc pas étonnant que tout le monde attende l'après-Bush pour parler sérieusement de lutte contre le réchauffement climatique avec les Etats-Unis. Cette attitude peut être néfaste à deux égards. Elle donne le sentiment outre-Atlantique que l'Europe se complaît à donner des leçons. Elle empêche par ailleurs de mesurer l'avancée du débat aux Etats-Unis sur le sujet. En effet, s'il est connu qu'Hillary Clinton, Barack Obama, et John McCain se disent favorables à une lutte plus active contre le changement climatique, un examen détaillé de leurs programmes en la matière invite en réalité l'Europe à se préparer à un changement radical aux Etats-Unis en 2009 et remet en cause l'idée d'un leadership européen en la matière.

L'étude "Clinton, McCain, Obama - Nouvelle donne pour le climat", publiée cette semaine par le think tank Notre Europe, compare point par point les forces et faiblesses des projets législatifs des deux côtés de l'Atlantique ainsi que les dynamiques potentielles entre les négociations des prochains mois au Congrès américain, au sein de l'UE et au niveau international.

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En vue
Policy paper par Stephen Boucher | 14/04/2008
Que Barack Obama, John McCain ou Hillary Clinton accède à la Présidence des États-Unis, on peut s'attendre à ce que Washington adopte en 2009 une législation énergique pour combattre le réchauffement climatique. Chacun des trois candidats a soutenu de sérieuses propositions de loi, malgré leurs différences, et exprimé son désir de prendre une part active aux négociations internationales.