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| 21/09/2010

L'année 2009 et ce premier semestre 2010 auront mis l'Union européenne à rude épreuve. Dès lors que la crise économique et financière frappait la zone euro à travers l'attaque d'un pays comme la Grèce, il est apprau évident que, sans en être responsable, l'Union européenne pouvait devenir la principale victime de la grande crise mondiale actuelle. Ce paradoxe tient au fait que l'Union est encore, soixante ans après son acte fondateur, dans un état intermédiaire entre la désunion et l'union. En conditions normales, cet état intermédiaire peut durer, mais il ne peut subsister sous l'énorme pression d'une crise aussi grave que la présente : il est fatalement amené à reculer vers la désintégration ou à évoluer vers une union parachevée.
Pour Notre Europe, dont l'objectif est de "penser l'unité européenne", il s'agit donc aujourd'hui de replacer l'ensemble de ses activit&s dans ce contexte historique et de repenser les politiques de l'Union souvent dipeersées et manquant d'ambition et de moyens à l'intérieur d'une véritable stratégie pour l'économie européenne.