Aziliz Gouez est diplômée de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et de l'Ecole des Hautes Etudes (EHESS, Paris), où elle a étudié l'anthropologie.
Ses recherches ont porté d'abord sur les ressorts symboliques de la politique locale française puis sur les phénomènes diasporiques.
Avant de rejoindre Notre Europe, elle a alterné les séjours en Europe et hors d'Europe. Après un long passage en Israël (volontariat au kibboutz Hanita), elle a travaillé en observation participante à la permanence parlementaire de Tulle, en Corrèze, afin d'étudier les mécanismes du don, les échanges matériels et symboliques qui lient élus et électeurs dans ce département français. De 2003 à 2004, elle a été ingénieur d'études au LAIOS, laboratoire d'anthropologie politique du CNRS dirigé par Marc Abélès (projet Cultpat, "Cultural Patterns of the European Enlargement") avant de partir pour New York, où elle s'est consacrée à ses recherches universitaires tout en exerçant plusieurs petits métiers.
Ayant intégré l'équipe de Notre Europe en 2005 comme responsable des recherches sur l'identité européenne, Aziliz est aujourd'hui établie à Banja Luka (Bosnie-Herzégovine), où elle mène des recherches de terrain. Elle participe également aux travaux du groupe de réflexion dirigé par Pascal Lamy et Marc Abélès sur "l'anthropologie du capitalisme".
Aziliz Gouez est née en 1979 et a grandi en Bretagne.
BIBLIOGRAPHIE
(liste non exhaustive)
"We shall bring you our vices", in Boari V. and Gherghina S., eds, Weighting theDifference: Romanian Identity in the Wider European Context, Cambridge Scholars Publishing, 2009
Fabriques de l'Europe, Editions Filigranes, Paris, 2008
“Les dimensions profondément culturelles du manger”, Economie & Humanisme, numéro 380, mars 2007
"Le fédéralisme, une éthique de la participation?", La lettre de Confrontations Europe, oct-dec 2006
C’est avec un succès manifeste que les tenants du nationalisme et les partisans d’une refonte du pacte de solidarité collective ont abordé les rendez-vous électoraux de cette année 2010. Lega Nord en Italie, Jobbik en Hongrie, PVV aux Pays-Bas, ou N-VA en Flandres : le dépaysement que ces prédicateurs de l’entre-soi se proposent de conjurer est celui des autochtones, des citoyens racinés, qui ne se sentent plus « chez eux » dans leur ville. Pourquoi l’espace transculturel est-il si difficilement représentable dans l’Europe d’aujourd’hui ? Dé-paysements constitue une tentative pour analyser le décrochage entre dynamiques d’intégration économique et intensité des migrations intra-européennes d’une part, et expressions d’exclusivisme politique et culturel d’autre part.
Réflexions sur la guerre, sur la place de l’Europe dans le monde, retours sur le passé communiste et le présent capitaliste - cette série d’entretiens sélectionnés par Aziliz Gouez offre une vision riche et profonde de notre appartenance à l’Europe du tournant du XXIe siècle. Chacune des personnalités interrogées nourrit le débat sur l’identité européenne de la singularité de son expérience historique et de sa tradition intellectuelle. À l’heure où le questionnement sur l’identité - nationale, civilisationnelle - prend des accents crispés et polémiques, la lecture de ces entretiens permet de prendre un peu de hauteur.
A travers les témoignages de ces étranges « pionniers » du libéralisme, cette étude nous ouvre les portes de l'une des fabriques de l'Europe où Italiens et Roumains travaillent ensemble, s'enrichissent mutuellement et se disputent les femmes.
Pourquoi l'espace transculturel est-il si difficilement représentable dans l'Europe contemporaine ? Comment expliquer le décalage entre la forte interdépendance économique et l'étroitesse des consciences politiques ? Article publié dans un volume des Cambridge Scholars Publishing.