Tribune
| 21/01/2011

A sa manière douce, Jacques Delors, l'ancien président de la Commission européenne, ne décolère pas contre les Etats membres qui ont refusé à de nombreuses reprises les transferts de souveraineté au profit de l'Union européenne. Dans un entretien publié dans Le Monde daté mercredi 8 décembre, il juge que "les 16 membres de la zone euro n'ont pas été capables d'une vraie coopération. Ils ne réalisent pas qu'ils ont un bien commun à gérer : l'euro".
Il préconise de créer "des obligations publiques européennes non pour combler les déficits, mais pour financer des dépenses d'avenir", l'institution d'un "fonds d'aide conjoncturelle à mettre en œuvre dans les phases de faible croissance" et "une caisse d'amortissement qui prendrait une partie du déficit de chacun des 16 Etats", afin de dégager des marges pour le soutien de leur activité.
Jacques Delors estime que des sanctions sont indispensables contre les Etats laxistes. "Les sanctions les plus logiques, dit-il, seraient de priver des fonds d'aide structurelle – pour partie et provisoirement – les pays qui ne pratiqueront pas une politique saine..."
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