Tribune
| 09/04/2005

La campagne est déjà commencée et nous souhaiterions Aujourd'hui pouvoir dialoguer avec les partisans du non, qui se partagent en deux catégories : les souverainistes de droite ou de gauche, hostiles à l'intégration européenne, et les « vocations européennes contrariées ». Ces personnes s'inquiètent, dans un contexte de malaise politique et sociétal préoccupant pour nous tous.
Dans cette campagne, ce qui est inadmissible C'est l'exploitation de la peur, par exemple en agitant le projet de directive Bolkestein. Je n'utiliserai pas ces arguments de la peur. Je constate que les interrogations de nos compatriotes procèdent de trois éléments : les élargissements de l'Union européenne, le contenu du Traité, et aussi une certaine « nostalgie française ».
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Jacques Delors :