Tribune | 11/12/2009 

Article de Tommaso Padoa-Schioppa paru dans le Figaro du 11 décemrbre 2009.

L'ex-gouverneur de la Banque d'Italie et ex-membre de la Banque centrale européenne (BCE) salue le compromis trouvé par les ministres des Finances de l'Union européenne la semaine dernière.

LE FIGARO. - L'Europe a-t-elle trouvé, lors du dernier Ecofin, un bon compromis sur la supervision financière ?

Tommaso PADOA-SCHIOPPA. - Rappelons d'abord l'enjeu. Aujourd'hui, en matière de supervision européenne, il n'existe ni de «super», ni de «vision» : nulle part dans la zone euro, une autorité n'est capable d'avoir une vision globale et instantanée des risques portés par les quinze ou vingt plus grandes institutions financières européennes. C'est pourquoi tout ce qui va dans le sens d'une plus grande intégration de la supervision est à mes yeux une avancée. Dans ce contexte, le compromis trouvé par l'Ecofin la semaine dernière permet le progrès. Mais il ne le garantit pas. Le succès dépendra de l'impulsion politique qui sera donnée au nouveau système.

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L'auteur
Tommaso Padoa-Schioppa, ancien Ministre de l'Economie et des Finances italien (2006-2008), est Président de Notre Europe. Précédemment, il fut, entre autres fonctions, membre du Directoire de la Banque Centrale européenne (1998-2005), Président de la Fondation IASC-International Accounting Standard Committee- (2005-2006). Il a été également Directeur général pour l'Economie et les Affaires Financières de la Commission des Communautés européennes, Directeur général adjoint de la Banca d'Italia et Président de la Commissione Nazionale per le Società e la Borsa. Diplômé de l'Université Luigi Bocconi (Milan, 1966), il est également titulaire d'un Master en Science du Massachusetts Institute of Technology. Visitez le site de Tommaso Padoa-Schioppa