Tribune | 30/08/2006 

Avec le Livre Blanc de la Commission sur la politique de Communication publié début février, le débat est enfin lancé sur cette question cruciale pour l'avenir de l'Union et qui a tant fait défaut au cours des dernières années. Mais pour être pertinent, encore faudra-t-il que ce débat remplisse trois conditions.

La première, C'est qu'il soit pris au sérieux par les responsables politiques qui souvent ne voient là qu'une dimension supplétive au travail décisionnel. La deuxième, C'est qu'il s'éloigne radicalement de l'approche « top-down » qui imprègne systématiquement l'approche bruxelloise en la matière. Si la théorie de base de la communication veut que celle-ci s'organise d'émetteur à récepteur, les institutions doivent cesser de forcément s'identifier au premier terme et de ne pouvoir imaginer les citoyens que dans le second rôle. Enfin, la troisième condition consiste à accepter de concevoir une communication transnationale et intégrée. Agréger des communications nationales, comme cela reste la norme, pour communiquer un projet transnational est une logique dépassée.

Osons en inventer une autre.




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