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L’UE au défi du printemps arabe : une vision pour nos voisins
Tribune | 18/06/2011  Les révoltes en cours dans les pays arabes ont surpris l’Union européenne, sans qu’il soit clairement perceptible à ce stade qu’elle soit parvenue à se hisser à la hauteur des événements : c’est ce à quoi l’exhortent Jacques Delors, Antonio Vitorino et le Conseil d’administration de Notre Europe, en adressant un triple message :
Il faut d’abord considérer le « printemps arabe » comme une opportunité historique, et non comme un événement porteur de risques : l’UE doit se défaire d’une vision trop sécuritaire et construire de nouvelles relations avec des peuples qui se sont mobilisés autour des valeurs européennes de démocratie, d’ouverture et de liberté.
Il faut par ailleurs apporter un soutien urgent aux peuples et pays en mouvement pour consolider et encourager les avancées en cours : priorité à l’économie, avec un plan d’aide massif, mais aussi aux sociétés civiles, à qui il convient d’adresser des signaux d’ouverture, notamment en termes de visas.
Les événements en cours au Sud, mais aussi à l’Est, doivent enfin conduire à ancrer la « politique de voisinage », en cours de révision, comme l’un des piliers majeurs de l’introuvable « politique extérieure » de l’UE. Pas d’opposition Sud/Est donc, mais un appui renforcé et différencié selon le degré de modernisation politique des pays qui en bénéficient.
Des pays comme la Tunisie ou l’Egypte peuvent jouer un rôle moteur dans le rapprochement de l’UE et de son voisinage : leur réussite est essentielle et fera figure de test pour l’ensemble des autres pays, mais aussi pour l’UE et ses responsables.
Cette déclaration a fait l'objet de reprises dans la presse française et européenne :
Le Temps, 8 juin
European Voice version internet, 9 juin
Le Figaro, 14 juinArticles de António Vitorino : Articles de Jacques Delors :
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Les auteurs |
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Jacques Delors a présidé la Commission européenne de 1985 à 1995. En octobre 1996 il a créé le Groupement d'études et de recherches Notre Europe, dont il est aujourd'hui le président fondateur. De mai 2000 à juillet 2009, il fut également président du CERC - Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale. Assistantes : Ute Guder Conseiller : Jean-Pierre Bobichon Presse: Stéphanie Baz
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