Tribune | 24/09/2010

Interviewée par Loup Besmond de Senneville pour Euractiv.fr, Naddège Chambon, chargée d'études au think tank Notre Europe, estime que les acteurs agricoles doivent sortir d'un débat cloisonné pour se faire entendre par le conseil Ecofin ou les chefs d'Etat et de gouvernement.

Dans une étude publiée par le think tank Notre Europe, vous écrivez que le débat sur la politique agricole commune (PAC) est mal engagé. Pourquoi ?

Tout d'abord, ceux qui portent les propositions pour une nouvelle PAC ne sont pas entendus par les acteurs qui décideront principalement de l'avenir de l’agriculture au plan européen, c'est-à-dire les ministres de l'Economie et des finances qui décideront du futur budget. 

Ensuite, ceux qui s'opposent à la PAC mettent très souvent en avant son coût. Ce serait une politique très onéreuse, et qui rendrait le budget de l'UE complètement obsolète par rapport aux défis de l'économie européenne. Mais en regardant un peu les chiffres, on s’aperçoit que, c’est précisément parce qu'elle est l'une des seules politiques budgétairement intégrées, qu’elle a cette part dans le budget de l’UE. C’est loin d’être une poltique publique coûteuse. En faisant le calcul des dépenses nationales et communautaires cumulées, on s’aperçoit que c’est la 11ème dépense publique des Européens. L’argent public des Européens est dépensé seulement à hauteur de 1,1% du PIB pour l’agriculture...

Lire la sute sur le site d'Euractiv.fr




Articles de Nadège Chambon :
    Faire suivre à un ami     Tribunes
L'auteur
Chercheur senior. Réforme de la politique agricole commune, budget de la PAC. Responsable des projets "PAC 2013" et "évènements citoyens". Email : nchambon@notre-europe.eu
En vue
Bref par Nadège Chambon | 15/09/2010
En tant que politique la plus intégrée de l’UE, la seule à être principalement financée par le budget commun, la PAC représente 40% du budget communautaire. Ce statut d’exception lui vaut de susciter de virulentes critiques sur son « coût ».      
Projet
Projet de recherche